Desjardins, Philogène, Lalande. (1843 - 1890)

 

Né à la Réunion en 1843, il fait ses études de droit à Paris et revient en 1865 "militer" au barreau de Saint-Denis de la Réunion.

En 1869, il suit son beau-père, Nas de Tourris, en Nouvelle-Calédonie.

Après avoir fait des essais de plantation de canne à sucre dans les environs de Bourail, il s'adonne à l'élevage en même temps qu'il remplit des fonctions provisoires dans la magistrature jusqu'au 28 mai 1874, date à laquelle il entre dans le corps des défenseurs, s'inscrivant au barreau de Nouméa.

Il fut alors conseiller municipal, adjoint au maire, avocat du Conseil privé, avocat de l'administration de l'Intérieur, Conseiller privé suppléant.

En avril 1881, il quitte la colonie avec sa famille pour assurer à Paris une bonne éducation à ses enfants et soigner un mal dont il ressent les premières atteintes.

Mais il ne parvient pas à oublier la Nouvelle-Calédonie et il y revient en 1885, laissant "à sa compagne le soin de présider à l'achèvement de l'éducation de leurs enfants à Paris".

Ayant repris ses activités d'avocat-défenseur, il participe également à la politique locale comme chef du "parti conservateur" et se trouve désigné pour siéger au Conseil général en 1886.

Lié à la société Le Nickel qui lui "avait confié la direction de ses affaires contentieuses", il fut l'un des fondateurs de La France Australe. Auparavant il avait donné quelques articles à la presse nouméenne, on trouve sa signature dès 1879 dans les colonnes de La Nouvelle-Calédonie.

Miné par la tuberculose, il meurt à Nouméa dans la nuit du 12 au 13 novembre 1890.

 

(Notice nécrologique dans La France Australedes 13 et 14 novembre 1890).