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Photo de 1984, l'année où j'ai soutenu ma thèse à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales
Photo de 1984, l'année où j'ai soutenu ma thèse à l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales

 

Georges Coquilhat et la Nouvelle-Calédonie.

 

Né le 1er novembre 1940 à Marseille

Professeur retraité, historien de la Nouvelle-Calédonie.

Auteur d'une thèse soutenue à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales le 7 mars 1984 [Jury : MM. Jean Chesneaux, président, Jacques Julliard, Denys Lombard, rapporteur].

Cette thèse a été publiée dans une version réduite sous le titre La Presse en Nouvelle-Calédonie au XIXème siècle, [SEHNC, publication N° 38, Nouméa, avril 1987].

Divers articles d'histoire et quelques autres petites choses ont accompagné ce travail que je continue d'étoffer à travers les mises à jour occasionnelles du présent site.

 

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Ma première rencontre avec la Nouvelle-Calédonie ne date pas d'hier : je devais avoir sept ou huit ans lorsque mon père, gendarme, mentionna pour le première fois devant moi le nom de cette colonie lointaine (1947 ou 1948, c'était encore le temps des colonies). Il y avait des postes de gendarme à pourvoir là-bas et il songeait à faire sa demande de mutation. Nous avons cherché dans le dictionnaire et dans un atlas où se trouvait la Nouvelle-Calédonie et c'est ainsi que, très jeune, j'ai fait partie de ces rares métropolitains qui, à l'époque, avaient connaissance de son existence.

En fin de compte, mon père n'a pas fait sa demande de mutation. Nous sommes restés à Bourg d'Oisans, à mon grand dépit car la Nouvelle-Calédonie, le Pacifique m'avaient donné de quoi rêver ; je n'ai jamais oublié par la suite.

 

Après mon service militaire en Algérie, dont l'école des E.O.R. de Cherchell (promotion 106, "Croix de la Valeur militaire"), je suis entré dans la vie active civile comme instituteur, en Champagne où je me suis marié.

Devenu professeur, j'ai demandé un poste hors métropole dès que l'occasion m'en a été donnée et le destin a fait que j'ai obtenu le collège de Bourail, en 1974. Notre fils aîné y a reçu ses premiers cours d'anglais ; son cadet, y a appris à lire et plus que cela ; notre troisième fils est né à Nouméa en 1978, l'année du centenaire... C'était le bon temps.

Parti de Bourail six ans plus tard, fin de séjour oblige, j'ai enseigné durant les six années suivantes au lycée Descartes de Rabat (Maroc).

Deux ans de retour en France métropolitaine, puis j'ai obtenu de revenir en Nouvelle-Calédonie en 1988, à Nouméa cette fois, où j'ai d'abord enseigné au lycée Jules Garnier, ensuite au collège Georges Baudoux et aussi à l'Université française du Pacifique...

Finalement, un grand malheur familial m'a contraint à rentrer en métropole, juste deux ans avant l'âge de ma retraite que je comptais bien prendre sur le Caillou.

 

 

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Le paquebot Armand Béhic arrivant en rade de Nouméa. (Entre 1895 et 1905)
Le paquebot Armand Béhic arrivant en rade de Nouméa. (Entre 1895 et 1905)

Je n'ai probablement pas été le premier de ma famille à venir en Nouvelle-Calédonie.

Voilà quelques années, je suis entré en possession de papiers ayant appartenu à mon grand-père maternel, décédé la veille du jour de ma naissance et dont je porte le prénom. Mon grand-père a mené la rude vie des marins de son temps, tout au bas de l'échelle car il n'avait qu'une instruction élémentaire : engagé comme mousse à l'âge de douze ans, il a été chauffeur à bord de vapeurs au long cours durant la majeure partie de sa vie, c'est-à-dire qu'il enfournait le charbon dans la chaudière mais aussi qu'il a fait plusieurs fois le tour du monde.

En lisant son "Extrait de la Matricule des Gens de Mer", j'ai découvert qu'il était à bord de l'Armand Béhic lorsque ce paquebot des Messageries Maritimes qui faisait la ligne entre Marseille et Nouméa a accompli ses deux derniers voyages (24 août 1923 – 18 février 1924 et 29 mars 1924 – 27 août 1924).

Un doute subsiste cependant parce que ce navire ne faisait plus la ligne d'Australie et Nouvelle-Calédonie après 1912, et que l’extrait de la "matricule" en ma possession ne commence qu'en 1918, le précédent ayant disparu au cours du naufrage d'un navire à bord duquel se trouvait mon grand-père, torpillé durant la Grande guerre.