LA FOIRE DE BOURAIL

 

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Mise à jour du 11 août 2016

 

 

 

La 39e Foire de Bourail va se tenir cette semaine. Il me paraît opportun de consacrer une mise à jour du site sur ce sujet, prenant en compte qu’il m’a été donné en son temps de participer un tout petit peu à la mise en œuvre de cette manifestation populaire devenue depuis une véritable institution.


La première « Foire Exposition Agricole et Artisanale de Bourail » a eu lieu les 12, 13 et 14 août 1978. À cette époque, depuis quatre ans, j’exerçais au collège public ma fonction d’enseignement, à laquelle s’ajoutaient diverses animations bénévoles à caractère pédagogique, culturel, ludique, sur lesquelles j’aurai peut-être l’occasion de revenir prochainement. Une partie de ces activités se fondait sur le dessin : j’illustrais le journal du collège – Le Moluque – je produisais à la demande des affichettes pour des kermesses, des soirées dansantes, des repas-loto, j’avais élaboré la maquette d’un timbre... Dans ces conditions, Yves RIEU – préposé principal du bureau de poste et membre du comité qui s’était constitué pour organiser la foire de 1978 – m’a sollicité pour réaliser un dessin destiné à illustrer la couverture du programme qui serait édité en cette l’occasion. J’ai accédé bien volontiers à cette demande.

 

La réalisation de la maquette du timbre était toute récente. J’ai conçu mon illustration pour la foire dans le même esprit, prenant pour éléments constitutifs ceux qui s’imposaient naturellement : la nouvelle-Calédonie et la mise en valeur de Bourail sur un thème agricole. J’ai donc placé en arrière plan une carte de la Nouvelle-Calédonie et encerclé Bourail afin de reprendre l’effet de loupe destiné à privilégier la localité. Dans ce cadre circulaire, j’ai intégré un « stockman » à cheval et un laboureur conduisant son tracteur pour figurer l’élevage extensif et l’agriculture moderne mécanisée, sur un fond de paysage limité par un relief de montagne caractéristique du pays.

 

 

 

Le cavalier a été dessiné d’après un croquis que j’ai fait de Raymond BARRETTEAU, le propriétaire de la maison que j’habitais avec ma famille.

 

 

Le tracteur a été inspiré par une illustration publicitaire parue dans la presse pour le Mini Hinomoto, auquel j’ai ajouté un conducteur afin d’animer la scène.

 

 

 

 

 

 

 

Tout comme celle du timbre, la maquette que j’ai remise à Yves RIEU ne m’a pas été restituée, mais j’en avais fait deux photocopies que j’ai conservées.

 

 

 

Le dessin ci-dessus a donc illustré la couverture de la brochure éditée comme programme pour la foire de Bourail de 1978, à un détail près, afin d’améliorer l’esthétique de la partie typographique.

 

Cette brochure est au format 15 cm x 24 cm. Elle est constituée de vingt-quatre pages non numérotées agrafées dans une couverture en papier de type bristol de couleur ocre, imprimées à l’encre bistre.



– La première page reprend la couverture dans un format un peu réduit.

– En troisième on peut lire « Le mot du président » du comité, Raymond BIMA, et voir en quatrième la reproduction d’une photographie communiquée par Luc BLUM d’une foire agricole à Bourail datant de 1907.

– Bernard BROU, président de la Société d’Études Historiques, fait un rappel historique aux cinquième et sixième pages en évoquant « Le premier Comice agricole de Bourail en 1877 »,

– Sous le titre « Bourail d’aujourd’hui » est reproduit ensuite un extrait de « La Calédonie c’est ça : Avec l’aimable autorisation de Bernard VILLECHALANE et France Australe ».

– Dix-huit planches sont attribuées à des espaces publicitaires.

 

– La double page centrale est consacrée au programme.

  

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Cette première foire connut un franc succès et en 1979 le Comité réédita l’opération, un peu plus tard dans l’année, à l’occasion de la commémoration du 24 septembre.


– La brochure éditée pour l’occasion est d’un format plus grand (20,5 cm x 28 cm), la couverture est en quadrichromie, les pages sont numérotées de 1 à 52 en comptant la couverture.


– Il y est fait état de la réussite de l’année précédente, illustrations photographiques à l’appui.


– À l’éditorial du Président Raymond BIMA s’ajoutent « Le mot du Maire », J.P. AÏFA, et « Le mot du Président de la Chambre d’Agriculture », R. PENE.


– Une page est consacrée à la présentation du Comité.


– Le programme est développé sur trois pages auxquelles sont ajoutées deux pages détaillant les « Animations et Démonstrations ».


– Trois pages dues à l’École Technique de Tiaoué présentent la vannerie du pandanus.

 

– Trois pages faisant état de « L’industrie des oléagineux en Nouvelle-Calédonie » sont signées Lionnel CHERRIER, ingénieur chimiste, directeur de la S.C.T.O.


– Quatre pages sont consacrées à l’O.C.E.F.


– La Société d’Études Historiques a rempli deux pages avec un éditorial de Bernard BROU intitulé « Plus d’un siècle de traditions... » et deux photographies des environs de Bourail : une vue de la vallée de la Néra en 1874 et la photographie du même paysage que j’avais prise depuis le belvédère de la gendarmerie en 1976.

 

 

Mon anonyme participation à ces deux foires aurait pu être plus importante que cette photographie, la page de couverture du programme de 1978 et la tenue du stand de la Société d’Études Historiques avec quelque-uns de mes élèves volontaires.

 

Suite à l’émission officielle du timbre sur "La philatélie thématique au C.E.G. de Bourail", le 30 septembre 1978, Yves RIEU m’avait demandé de réaliser une maquette de timbre consacré à « La Foire de Bourail ».

 

M’étant exécuté, j'avais fourni un projet dont la première esquisse – seule trace que j’en ai conservé – donnera une idée. Le projet de timbre n’a pas été concrétisé, mais j’ai tout lieu de croire qu’il a inspiré la couverture, « d’après un dessin de Jean-Jacques M.... », du programme de 1979.

 

J’ai dû à l’époque me défendre d’être l’auteur de cette illustration de couverture, dont le cheval est si mal dessiné mais dont  nombre de mes interlocuteurs prétendaient reconnaître Raymond BARRETTEAU dans la représentation du cavalier : j’avais effectivement représenté les traits de cet ami avec plus de ressemblance sur le projet de timbre que sur le dessin de 1978, sauf que l’image était en miroir et que   tout comme mon modèle  , le cavalier de mon dessin ne fumait pas.

 

 

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Il ne m’a été donné de revenir à la Foire de Bourail que neuf années plus tard. Service de professeur métropolitain oblige, j’ai dû quitter la Nouvelle-Calédonie en août 1980. J’y suis revenu en 1988, nommé sur un poste de professeur d’histoire-géographie au lycée Jules Garnier. C’est là que j’ai eu l’agréable surprise de découvrir que mon dessin de 1978 était devenu le logo officiel de la Foire de Bourail.

 

Certes, mon dessin primitif a été quelque peu modifié : en 1978, par nécessité esthétique je n’avais représenté la Nouvelle-Calédonie que sous l’aspect de la Grande Terre ; il était naturel d’y ajouter les îles qui complètent l’archipel.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, partant de ce point de vue, peut-être aurait-il été préférable de supprimer la Grande Terre en arrière plan afin d’éviter une redondance. C'est ce choix judicieux qui a été fait pour l’autocollant fourni aux exposants à l’occasion de la Foire de 1990.

 

 

En dépit de cette modification légitime, l’essentiel de ma conception a été conservé : mise en valeur de Bourail, le stockman et le tracteur dans un cercle, devant un horizon plus ou moins montagneux.


La dernière image que j’ai conservée de ce logo figurait sur une affiche de 1994. J’ignore s’il est encore utilisé pour la 39e Foire, mais je reconnais que
n'étant pas illustrateur de profession je conçois quelque fierté de pouvoir revendiquer la paternité d’un graphe demeuré populaire durant tant d’années.

 

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